Sommeil : une heure de sommeil en plus ?

Une étude publiée en 2025 teste des étudiants universitaires (moyenne d’âge : 22,7 ans) actifs physiquement après une nuit classique et une nuit rallongée d’une heure.

La nuit classique durait environ 8h. La nuit rallongée ajoutais environ 55 minutes de sommeil en plus. Le lendemain, les performances physiques et cognitives ont été évaluées à 8 h du matin puis à 16 h. L’heure supplémentaire n’était pas là pour combler un manque spécifique néanmoins les résultats de l’étude mettent en évidence des améliorations significatives.

Performance physique

Après la nuit prolongée :

  • augmentation de la distance maximale de sprint de 10%
  • réduction de la fatigue lors de sprints répétés de 38%
  • amélioration de la détente verticale de 7%.

L’effet le plus marqué concernait les exercices demandant de l’explosivité et la capacité à répéter des efforts intenses.

Performance cognitive

Les participants ont également montré :

  • amélioration du temps de réaction de 15%
  • une meilleure attention sélective ;
  • une meilleure vitesse de traitement de l’information.

Ces effets étaient plus marqués le matin, moment ou habituellement le corps est moins performant.

On ne peut pas conclure qu’ajouter une heure de sommeil une seule nuit transforme radicalement les performances, mais que cela procure un petit avantage mesurable, particulièrement pour les tâches demandant vigilance, rapidité de réaction et efforts explosifs matinaux. Un effort, même ponctuel, sur la quantité de sommeil peut donc avoir des effets bénéfiques immédiats.

Si vous avez un examen, une compétition, un entraînement important ou une activité exigeante le lendemain matin, avancer votre heure de coucher afin de gagner environ une heure de sommeil peut améliorer à la fois votre vigilance et certaines performances physiques.

Source : Bouzouraa, E.; Dhahbi, W.; Ferchichi, A.; Geantă, V.A.; Kunszabo, M.I.; Chtourou, H.; Souissi, N. Single-Night Sleep Extension Enhances Morning Physical and Cognitive Performance Across Time of Day in Physically Active University Students: A Randomized Crossover Study. Life 2025, 15, 1178. https://doi.org/10.3390/life15081178

L’importance du « self-talk »

Le self-talk (ou « dialogue intérieur ») désigne la façon dont on se parle à soi-même dans sa tête. C’est cette petite voix intérieure qui commente ce qu’on fait, ce qu’on ressent ou ce qui nous arrive. On peut le relier à des notions en psychologie, notamment la gestion des émotions et des pensées.

Le self-talk influencerait plus ou moins directement :

  • ta confiance en toi
  • ton niveau de stress
  • tes performances (sport, travail, études, …)

Deux grandes formes de self-talk

  • Self-talk positif : encourageant, motivant, …
    Exemples : « Tu peux y arriver », « Tu peux le faire », « Ce n’est pas grave, tu apprends », …
  • Self-talk négatif : critique, décourageant, …
    Exemples : « Tu es nul•le », « Tu n’y arriveras pas », « Tu vas forcément échouer », …

À la fois inné et acquis, il est possible d’orienter voire de changer la forme (négatif → positif) de son self-talk. Une approche issue de la thérapie cognitivo-comportementale consiste à :

  • repérer ses pensées automatiques
  • les remettre en question
  • les remplacer par des pensées plus réalistes et aidantes

Outre le bien être mental qu’il est possible d’en retirer en ayant un self-talk positif, que dis la science par rapport à une augmentation de la réussite notamment sportive ?

Oui, un lien est scientifiquement établi entre le self-talk positif et la réussite, mais avec des nuances importantes. En psychologie du sport, on montre que les athlètes utilisent le self-talk positif pour améliorer leurs résultats.

Effets réels… mais modérés

Une revue systématique de 47 études [1] a montré des effets bénéfiques du self-talk positif, didactique et motivationnel sur la performance. Fait surprenant toutefois : le self-talk négatif n’entravait pas nécessairement la performance, et 40% des études ne montraient aucune différence significative entre self-talk positif et négatif.

Une méta-analyse de 32 études sportives [2] a révélé un effet positif modéré (taille d’effet = 0.48), avec un impact plus fort sur les tâches nouvelles que sur les tâches bien maîtrisées, et sur les gestes fins plutôt que les gestes grossiers.

Influence du type de self-talk

La distinction clé n’est pas seulement « positif » vs « négatif« , mais comment on se parle :

a) Self-talk instructionnel vs motivationnel

Le self-talk positif est utile pour se mettre dans le bain quand on manque de motivation. Une fois dans cet état, il vaut mieux limiter le self-talk pour laisser les comportements automatisés opérer (mémoire musculaire, …). [3]

b) La personne grammaticale : « Je » vs « Tu » vs son prénom

C’est l’une des découvertes les plus solides du domaine, issue des travaux du psychologue Ethan Kross [expert mondialement, Ethan Kross est reconnu en régulation des émotions, professeur à l’Université du Michigan et auteur du best-seller Chatter (À l’écoute de ma voix). Directeur de l’Emotion & Self-Control Lab, ses travaux portent sur la maîtrise de nos pensées et émotions, souvent publiés dans des revues prestigieuses.] :

Sept études (N = 585) ont démontré que l’usage de pronoms non-à-la-première-personne (« tu », son propre prénom) plutôt que « je » lors de l’introspection améliore la distanciation psychologique. Les participants utilisant cette forme se sont mieux comportés selon des évaluateurs objectifs dans des situations de prise de parole et d’interactions sociales stressantes. [4]

L’idée est que nous savons donner de bons conseils aux autres bien plus facilement qu’à nous-mêmes. Se parler comme on parlerait à un ami — en utilisant son prénom ou « tu » — permet de se coacher avec la même bienveillance et lucidité qu’on offrirait à autrui. (cf. podcast de  Sonya Looney).

c) Le self-talk distancié agit directement sur le cerveau

Des études combinant EEG et IRMf ont montré que se parler à la troisième personne réduit la réactivité émotionnelle (mesurée par le potentiel positif tardif, un marqueur neuronal) dans la première seconde suivant un stimulus stressant, sans même mobiliser les ressources de contrôle cognitif — ce qui en fait un outil de régulation émotionnelle peu coûteux cognitivement. [5]

Les affirmations positives : ça dépend de qui vous êtes

Une étude a trouvé que les personnes à faible estime de soi voyaient leur humeur et leur estime de soi se dégrader après avoir répété des affirmations positives, alors que les personnes à haute estime de soi en bénéficiaient. Les affirmations trop éloignées de la réalité perçue créent une dissonance qui se retourne contre soi. [6]

Le « chatter » : quand le self-talk devient un problème

Ethan Kross appelle « chatter » (bavardage intérieur) le self-talk négatif et répétitif qui surgit précisément dans les moments de stress intense — là où on aurait le plus besoin de clarté mentale. Ce chatter mine la capacité à penser et à performer. [3]

En résumé

PratiqueEffetSolidité
Self-talk instructionnel (se guider pas à pas)Améliore l’apprentissage de nouvelles tâches✅ Robuste
Self-talk motivationnelBooste l’effort et réduit l’anxiété✅ Modéré
Parler à soi en « tu » / son prénomRégulation émotionnelle, meilleure performance sociale✅ Robuste
Affirmations positives généralesBénéfique uniquement si estime de soi déjà élevée⚠️ Mitigé
Éviter le self-talk négatif répété (long terme)Évite les effets délétères chroniques✅ Établi

La science établit clairement que se parler à soi-même influence la performance et le bien-être, mais l’effet n’est ni magique ni universel. Ce qui fonctionne le mieux, c’est moins de se répéter « tu es incroyable » que de se coacher avec bienveillance et distance, comme on le ferait pour un ami — notamment en usant de son prénom ou de la deuxième personne. C’est à la fois plus authentique et plus efficace que les affirmations positives classiques.

 

Sources

[1] Tod D., Hardy J., Oliver E. — Effects of self-talk: a systematic review.
J Sport Exerc Psychol. 2011 Oct;33(5):666-87. doi: 10.1123/jsep.33.5.666.

[2] Nadja W., Lucie N., Dorothee A. — Effects of Self-Talk Training on Competitive Anxiety, Self-Efficacy, Volitional Skills, and Performance: An Intervention Study with Junior Sub-Elite Athletes.
Sports (Basel). 2019 Jun 19;7(6):148. doi: 10.3390/sports7060148

[3] Seth S. Leopold — A Conversation with … Ethan Kross PhD, the Psychologist Who Knows What We Should Say When We Talk to Ourselves.
Clin Orthop Relat Res. 2022 Sep 21;480(11):2067–2070. doi: 10.1097/CORR.0000000000002411

[4] Kross E., Bruehlman-Senecal E., Park J., Burson A., Dougherty A., Shablack H., Bremner R., Moser J., Ayduk O. — Self-talk as a regulatory mechanism: how you do it matters.
J Pers Soc Psychol. 2014 Feb;106(2):304-24. doi: 10.1037/a0035173. PMID: 24467424.

[5] Moser, J.S., Dougherty, A., Mattson, W.I. et al. Third-person self-talk facilitates emotion regulation without engaging cognitive control: Converging evidence from ERP and fMRI.
Sci Rep 7, 4519 (2017). https://doi.org/10.1038/s41598-017-04047-3

[6] Koosis L., Vanta B. — The Science Of Affirmations: The Brain’s Response To Positive Thinking.
2025

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Cycle menstruel et risque de blessures

De nombreux paramètres entre en compte pour définir le risque de blessure d’une personne sportive. Comme nous le disions dans les articles sur la relation entre le risque de blessures et le sommeil (en qualité et quantité), le sommeil est une facteur prédictif indépendant concernant ce risque. Le type de sport pratiqué (individuel vs. collectif) a une influence significative sur le risque de base.

Ces dernières années, des publications scientifiques se penchent sérieusement sur un lien potentiel entre phase du cycle menstruel et risque de blessures.

Certaines études suggèrent que les fluctuations hormonales pourraient modifier la laxité ligamentaire, la coordination neuromusculaire ou la perception de la douleur, ce qui pourrait influencer le risque de blessure. Une revue indique que les phases du cycle, les irrégularités menstruelles et l’usage de contraceptifs hormonaux ont été examinés pour comprendre leur impact sur les blessures chez les sportives. (à sourcer… et à modifier)

Une étude de Barlow et al. [2] a observé 26 footballeuses professionnelles (âge : 24.1 ± 4.6) pendant 3 saisons. L’incidence globale des blessures, et plus particulièrement celle des blessures musculaires, était la plus élevée en phase prémenstruelle, le risque le plus faible étant observé pendant les règles.

Le risque de blessure musculaire spécifique et la gravité des blessures étaient également significativement plus élevés en P3 et P4 avec une multiplication par 6 du risque de blessures lors de la P4 comparé à la période menstruelle elle‑même.

En conclusions, le risque de blessure était significativement accru pendant la phase lutéale du cycle menstruel (P3 et P4) chez les footballeuses professionnelles de haut niveau. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre l’influence du cycle menstruel sur le risque de blessure et pour développer des interventions visant à atténuer ce risque.

Une autre étude de Ferrer et al [1], menée sur quatre saisons (2019 à 2022) auprès de 33 footballeuses professionnelles, a analysé l’occurrence des blessures en lien avec les menstruations. Cette étude indique ne pas avoir trouvé de différence significative de l’incidence de blessures par rapport aux différentes phases du cycle. Elle met cependant en évidence une gravité de blessures accrues lors de la P1 (phase de menstruations) suggérant un risque accru de blessures plus graves durant cette phase.

L’étude conclus que ces résultats soulignent l’importance d’un suivi menstruel individualisé pour la prévention des blessures et la gestion de la santé des athlètes. Des recherches complémentaires, avec un suivi hormonal précis, sont nécessaires pour confirmer ces observations et éclairer les stratégies d’entraînement, de récupération et de santé chez les athlètes féminines.

Ces deux études semblent être d’accord pour dire que la P2 n’as pas d’influence significative sur le risque de blessures ou leur gravité. Il faudrait, en tant que coach, être attentif aux phases P3 et P4 pour le risque et la gravité et à la phase P1 pour la gravité.

Fort-Vanmeerhaeghe et al. [3] ont suivit 52 athlètes adolescentes (entre 14 et 18 ans) en sports collectifs pendant une saison (2021-2022). Ils mettent en évidence l’influence des phases du cycles sur le bien-être, le sommeil et le risque de blessures.

Des changements significatifs ont été observés pendant la phase lutéale (P3), notamment une moins bonne qualité du sommeil, une fatigue accrue et une incidence plus élevée de blessures sportives. Ici l’étude fait un lien entre la phase P3 et la qualité de sommeil, or nous avons déjà vu que le sommeil est un facteur prédictif de blessure. De plus, l’étude tend à montrer un lien entre la phase P3 et le risque de blessures.

Conclusions

Il semblerait qu’il y ait une relation entre le cycle menstruel et le risque de blessures chez les athlètes féminines. Les résultats convergent vers l’idée que certaines phases du cycle (principalement la phase lutéal (P3), et les phases pré-menstruelle (P4) et menstruelle (P1) dans une moindre mesure) pourraient être associées à un risque accru, mais les mécanismes précis restent encore à clarifier.

La P3 semble avoir également une influence sur le bien être global et la qualité de sommeil, ce dernier ayant déjà été montré comme prédicateur de blessures (cf. nos articles précédents). Il peut être bon de sensibiliser les athlètes féminines sur une attention accrue à porter sur le sommeil lors de cette phase (conseil pour un meilleur sommeil).

Sources
  1. Ferrer E., Keay N., Balagué-Dobón L., Cáceres A., Jarrin P., Rodas G. and González J. R. (2025) Menstruation and injury occurrence; a four season observational study in elite female football players. Front. Sports Act. Living 7:1665482. doi: 10.3389/fspor.2025.1665482
  2. Barlow A., Blodgett J. M., Williams S., Pedlar C. R. and Bruinvels G. (2024) Injury Incidence, Severity, and Type Across the Menstrual Cycle in Female Footballers: A Prospective Three Season Cohort Study. Med. Sci. Sports Exerc., Vol. 56, No. 6, pp. 11511158, 2024.
  3. Fort-Vanmeerhaeghe, A.; Pujol-Marzo, M.; Milà, R.; Campos, B.; Nevot-Casas, O.; Casadevall-Sayeras, P.; Peña, J. (2025) Injury Risk and Overall Well-Being During the Menstrual Cycle in Elite Adolescent Team Sports Athletes. Healthcare, 13, 1154. https://doi.org/10.3390/healthcare13101154

Cycle Menstruel

Le cycle menstruel est un processus biologique complexe qui influence de manière significative les performances sportives des athlètes féminines. Il est composé de trois phases principales : la phase folliculaire, la phase ovulatoire et la phase lutéale. Chacune de ces phases est caractérisée par des fluctuations hormonales (œstrogènes et progestérone) qui modifient les réponses physiologiques, les sensations à l’effort, ainsi que la récupération.

Phases du cycle menstruel

La durée des règles correspond au nombre de jours pendant lesquels une femme perd du sang à chaque cycle. Cette période marque le début d’un nouveau cycle menstruel et s’accompagne parfois de symptômes physiques ou émotionnels (douleurs, fatigue, irritabilité…).  Le cycle menstruel « parfait » dure 28 jours, mais en réalité il peut varier entre 21 et 35 jours. En moyenne, la durée classique du cycle menstruel est de 28 ± 2,4 jours et peut être divisée en trois phases régulées par des changements hormonaux.

Les règles, elles, durent généralement de 3 à 7 jours.  La durée des règles varie d’une personne à l’autre, et parfois d’un cycle à l’autre chez une même personne. Les quatre facteurs principaux de variation sont :

  1. l’âge : à la puberté, les cycles sont souvent irréguliers et la durée des règles peut fluctuer. Avec le temps, le cycle se régularise généralement.
  2. les hormones : les variations hormonales (puberté, grossesse, allaitement, préménopause, contraception…) influencent la durée et l’abondance des règles.
  3. la santé : certaines pathologies (endométriose, fibromes, troubles de la coagulation, etc..) ou la prise de certains médicaments peuvent allonger ou raccourcir la durée des règles.
  4. le mode de vie : le stress, l’alimentation, l’activité physique, les changements de poids ou de rythme de vie peuvent également avoir un impact.

Voici un aperçu des phases clés.

Phase 1 – partie 1 : Phase folliculaire précoce (Menstruation) (~J1 à ~J5)

Celles-ci durent entre deux et huit jours, en moyenne cinq jours. Les menstruations sont dues à une chute du taux d’hormones envoyées par les ovaires. Il se produit une chute des taux plasmatiques d’œstrogènes et de progestérone ainsi que des contractions rythmiques. Pendant cette phase, les réserves de fer baissent, entraînant fatigue, douleurs et baisse d’énergie.

 

Phase 2 – partie 2 : Phase folliculaire (post-menstruation) (~J6 à ~J13)

Il y a la phase de régénération entre les jours 6 à 8 suivie de la phase de prolifération de J9 à J13. L’énergie revient progressivement…

Phase 3 : Ovulation (~J14)

La libération de l’ovule mature survient environ au jour 14 en raison de la montée du taux de LH et de FSH du jour précédent. Si l’ovule n’est pas fécondé, il se désintègre environ 24 heures plus tard. Les œstrogènes atteignent leur pic, tandis que la progestérone reste basse. La température corporelle basale reste basse.

Phase 4 : Phase lutéale/Phase pré-menstruelle (J15 à J28)

Cette phase peut être inconfortable avec des symptômes prémenstruels.
Les taux d’œstrogènes et de progestérone sont élevés, ce qui augmente la température corporelle basale et peut entraîner une perception accrue de fatigue. Cette phase est souvent associée à des fringales, une rétention d’eau et des douleurs prémenstruelles.

Sommeil : gérer le décalage horaire

Le jet lag (ou décalage horaire) est un trouble transitoire du rythme circadien qui survient lorsqu’on traverse rapidement plusieurs fuseaux horaires. Le corps doit alors resynchroniser son horloge interne — qui régule notamment le cycle veille-sommeil, les sécrétions hormonales et la température corporelle — sur le nouvel horaire local.

Savoir gérer le jet lag peut représenter un enjeu majeur pour les sportifs, qu’ils soient professionnels ou amateurs, lorsqu’ils participent à des compétitions internationales ou à des stages à l’étranger, surtout lorsqu’ils ne peuvent pas prolonger leur séjour sur place pour s’adapter progressivement.

Des recherches chez des sportifs d’élite montrent que :

  • Après un long vol, le temps passé au lit, le sommeil total et l’efficacité du sommeil sont réduits pendant au moins 48 h.
  • Cela se reflète aussi par une baisse de qualité subjective du sommeil et une fatigue accrue juste après l’arrivée.

Planification

Choisissez autant que possible un vol dont l’arrivée vous permet de bénéficier d’une exposition optimale à la lumière naturelle.

Utilisez un calculateur de décalage horaire pour personnaliser les recommandations concernant l’exposition à la lumière vive, les précautions à prendre et la prise de mélatonine.

Avant le vol

Décaler l’heure du coucher progressivement dans les jours précédant le départ (par exemple, avancer ou retarder le coucher d’1 h par jour selon la direction du vol) peut réduire la durée d’adaptation au nouveau fuseau horaire.

Pendant le vol

Les recommandations générales (cliniciennes et épidémiologiques) incluent :

  • Hydratation suffisante et éviter l’alcool/caféine (déshydratants qui perturbent le sommeil).
  • Synchroniser ses activités (sommeil, repas, exposition à la lumière) sur l’horaire de destination dès l’embarquement.
  • Faire des courtes siestes (20–30 min) après l’arrivée si nécessaire sans perturber le sommeil de nuit.
  • Évitez les médicaments sédatifs à longue demi-vie.

Après le vol

La lumière naturelle ou artificielle est le stimulus principal qui synchronise l’horloge interne.

  • Exposition à la lumière du matin après un vol vers l’est aide à avancer le cycle circadien.

  • Exposition à la lumière en fin d’après-midi/soir après un vol vers l’ouest aide à retarder le cycle.
    Cette approche est décrite dans plusieurs revues et recommandations sur le sujet.

👉 L’utilisation de thérapie par lumière (lampes de haute intensité) est également étudiée pour faciliter la ré-synchronisation du rythme circadien après le voyage.

Évitez les siestes prolongées pendant la journée, car elles perturbent le sommeil nocturne ; de courtes siestes peuvent améliorer la vigilance.

La mélatonine

La mélatonine est une hormone produite la nuit par la glande pinéale, signalant à l’organisme qu’il fait nuit. Elle est largement étudiée comme traitement du jet lag.

  • Une revue systématique a montré que la prise de mélatonine réduit significativement les symptômes du jet lag dans la majorité des essais comparant mélatonine à un placebo.

  • Une autre revue souligne que la mélatonine, prise à des doses de l’ordre de 3–5 mg au moment approprié (souvent le soir local), peut accélérer la ré-synchronisation de l’horloge interne après un long vol.

  • Les bénéfices semblent les plus nets pour les vols avec un changement de fuseaux horaires important et un séjour de plusieurs jours.

👉 Important : l’heure optimale de prise de mélatonine dépend de la direction du vol (est vs ouest) et du moment d’arrivée.

Exercice physique modéré

Une activité physique légère après l’arrivée peut aider à réguler le rythme circadien et réduire certains symptômes.

Sources
  1. Doherty et al. – « The impact of long haul travel on the sleep of elite athletes » (Neurobiology of Sleep and Circadian Rhythms, 15 (2023), pp. 1-8)